Expert en archets

Honoré de la médaille d’argent au concours de la ville de Paris et du titre de l’« Un des Meilleurs ouvriers de France » en 2011 pour son travail d'archeterie,
Sylvain Bigot est expert près de la Cour d’Appel de Lyon.
A chaque fois qu’un archet ancien lui est présenté, Sylvain Bigot se lance dans une nouvelle enquête historique. « J’observe les détails de fabrication, les particularités techniques et stylistiques afin de pouvoir le dater avec exactitude et retrouver ainsi son auteur. Car les grands archetiers français des XVIIIème et XIXème siècles ne signaient jamais leurs modèles », détaille ce passionné d’histoire de l’archèterie française. Et pour mener à bien ses investigations, l’expert peut compter sur son œil aiguisé. Plus de 1 000 archets anciens lui sont en effet soumis à expertise chaque année, avant leur mise aux enchères lors des grandes ventes d’instruments de musique de Vichy. Si Sylvain Bigot a officiellement rejoint l’équipe de spécialistes de la maison de ventes en 2012, cela fait plus de 20 ans qu’il assiste dans cette tâche Jean-François Raffin, le célèbre archetier et incontournable expert de l’archèterie française.

En 1994, Sylvain Bigot vient d’être diplômé de la prestigieuse École nationale de lutherie Jean-Baptiste Vuillaume à Mirecourt. Le jeune archetier de 23 ans accepte par curiosité la proposition de Jean-François Raffin d’effectuer un stage à ses côtés dans son atelier d’archeterie. Plus qu’une découverte, l’archet devient vite une passion. « Le travail du métal, de l’argent, de l’or, de l’ivoire et des bois précieux et souvent plus durs que ceux utilisés en lutherie, comme l’ébène, mais aussi la minutie des ajustages, tout me fascinait. » Dès sa première semaine de stage, le jeune fabriquant de violons sait qu’il se consacrera désormais à l’archeterie.

Après 10 ans passés dans l’atelier de Jean-François Raffin à fabriquer, réparer, entretenir et expertiser des archets, Sylvain Bigot ouvre sa propre boutique d’artisan-archetier en 2003. Ses modèles, directement inspirés de ceux des grands maîtres d’autrefois, seront notamment salués par une médaille d’argent au concours de la ville de Paris et par le titre de l’« Un des Meilleurs ouvriers de France » en 2011.

Après sa nomination comme expert près de la Cour d’Appel de Lyon en 2011, Jean-François Raffin lui fait une nouvelle proposition qu’il ne tardera pas à accepter : rejoindre son cabinet d’expertise au coté de Yannick Le Canu. Dès lors, tout le temps qu’il consacre à l’identification et à l’estimation des archets est pour lui « comme un cadeau, qui [lui] permet de poursuivre mes enquêtes historiques. Je suis sans cesse à l’affût de nouvelles découvertes, mais aussi de redécouvertes d’auteurs méconnus, d’archets inédits de célèbres archetiers, et de tous les autres chaînons manquants de la belle histoire de l’archèterie française ! ».
 

Bow expert

Winner of the silver medal at the City of Paris competition and recipient of a ‘Best French Workers’ award in recognition of his bow maker work in 2011,
Sylvain Bigot is an expert witness with the Court of Appeal in Lyon.
 
Each time an antique bow is presented to Sylvain, he embarks on new historical research. “I observe the making details, the technical and stylistic characteristics, in order to precisely date the bow and deduce its maker. This investigative work is necessary because the great French bowmakers of the 18th and 19th centuries never signed their output” indicates Sylvain, who is passionate about the history of French bowmaking. In order to carry out his assessments, he relies on a sharp eye, honed through the examination of over 1,000 bows included every year in the fine musical instrument auctions in Vichy. Although Sylvain officially joined the specialist team of our auction house in 2012, he has assisted Jean-François Raffin – the famous bowmaker and undisputed authority on French bowmaking – with valuations for the past 20 years.

Sylvain graduated from the prestigious Jean-Baptiste Vuillaume National School of Violin Making in Mirecourt in 1994. Upon graduating and out of curiosity, the 23 year-old bowmaker took up the offer of a bowmaking internship in Jean-François Raffin’s workshop. This curiosity soon turned into a passion, as he explains: “working with silver, gold, ivory and precious woods, such as ebony, which are harder than those used to make violins, as well as the intricate nature of the work, was truly fascinating”. After his first week of internship the young violin maker never looked back, having found his true vocation.

After 10 years spent in Jean-François’ workshop, making, repairing, maintaining and authenticating bows, Sylvain opened his own bowmaking shop in 2003. His models, directly inspired by those of the great masters of the past, won Sylvain a silver medal at the City of Paris competition and a ‘Best French Workers’ award in 2011.

After Sylvain’s appointment as expert witness with the Court of Appeal in Lyon, Jean-François made him another offer, which he soon accepted: to join his bow expertise practice alongside Yannick Le Canu. From then on, the time he has dedicated to authenticating and valuing bows has been, according to him: “like a gift which gives me the opportunity to pursue my research into the history of bowmaking. I am always hoping to discover new aspects, rediscover lesser known makers, come across never before seen bows by famous masters, and uncover other clues in the great story of French bowmaking!”